LE JOINT FRANCAIS produit 2 milliards de joints chaque annéeLe Joint Français (LJF) a fêté le 30è anniversaire de son implantation à Château-Gontier. Trois décennies de présence qui auront vu l'entreprise croître de façon spectaculaire jusqu'à compter aujourd'hui 570 salariés. Deux milliards et un peu plus encore. Il s'agit du nombre, à proprement gigantesque, de joints toriques (de forme cylindrique) produits chaque année par l'usine de Château-Gontier, soit environ 10 millions par jour. Des joints aux diamètres et aux épaisseurs multiples, aux couleurs différentes : "Nous fabriquons quelque 12 000 références de joints", précise Jérôme Izari, directeur de l'établissement. Il est donc loin et révolu le temps où Le Joint Français s'installait dans un atelier-relais de 1 200 m² dans lequel une petite trentaine de salariés fabriquait déjà exclusivement des joints toriques. Le Joint Français, détenu depuis 1987 à 100% par Hutchinson, filiale du Groupe Total, a connu, entre 1988 et 1999, quatre extensions successives et s'étend désormais sur une surface bâtie de 14 500 m². "D'un point de vue organisation opérationnelle, l'usine castrogontérienne appartient à la division "joint torique", qui intègre l'une des cinq divisions de l'activité étanchéité de précision du groupe Hutchinson. La division "joint torique" gère cinq sites : en France, au Portugal, au Royaume-Uni, à Malte, au Mexique et dispose d'implantation en Chine et au Brésil", indique Jérôme Izari. Au début des années 90, un choix stratégique payant a été pris, celui d'orienter massivement la production des joints toriques à destination de l'industrie automobile : "Les dirigeants de l'époque ont eu le nez creux puisqu'il faut savoir qu'une voiture automobile produite de nos jours, et disposant des nouvelles technologies, comptent environ 100 joints toriques, ce qui n'était pas le cas en 1990", rappelle Jérôme Izari. Les joints toriques servent à connecter des circuits de fluides (carburant, refroidissement, air), d'air conditionné, hydroliques (direction, freinage, transmission), de filtration. L'entreprise a donc accompagné un marché en plein essor et profitable. Une croissance boostée par le marché de l'automobile. Aujourd'hui, la majorité de sa production est destinée au marché automobile mondial. "Nos clients sont quasiment tous des équipementiers automobiles : Valéo, Bosch, Mann+Hummel...", indique Jérôme Izari. Le reste de l'activité du Joint Français concerne l'industrie. L'entreprise produit, notamment, des joints pour les circuits d'eau sanitaire et de gaz. La force de l'entreprise castrogontérienne est d'évoluersur un marché mondial. Et si l'on vend moins de voitures en France ou en Europe, il est probable que la situation inverse soit observée en Asie ou en Amérique du Sud : "Nos ventes sont très largement dirigées vers l'exportation", souligne Jérôme Izari. De quoi batailler avec optimisme sur les marchés chinois et brésiliens où Le Joint Français est déjà présent.
Pour amples informations : http://www.ljfm.com/site/accueil.asp
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