L'export, une culture pour FELJAS ET MASSON
Feljas et Masson, entreprise lavalloise spécialisée dans les installations électromécaniques clé en main de stations de pompage et de traitement d'eau, réalise deux tiers de son chiffre d'affaires à l'export. L'entreprise assure des chantiers dans des pays en guerre ou politiquement instables.
De la zone industrielle des Touches à Laval où elle est implantée, l'entreprise est à l'écoute du monde. Ici, la situation de certains pays en proie à des troubles politiques ou conflits militaires n'est pas une information anodine. Elle est même au coeur du quotidien. Henri Coisne, Président-directeur général depuis 1997, et présent dans la société depuis le début des années 80, l'assure : "Les contacts avec nos techniciens, comme ceux qui participent actuellement au projet de l'adduction d'eau potable de Kaboul en Afghanistan, sont quasi quotidiens. Par mail, ou téléphone satellitaire, le lien n'est jamais rompu". Pour Feljas et Masson, entreprise créée en 1962, la conquête de marchés à l'export n'est pas récente : "Dès les années 70, sous l'impulsion d'Henri Masson, dirigeant historique, l'entreprise a travaillé en Ethiopie, au Burkina Faso, au Niger et au Togo. Au cours des deux décennies suivantes, le développement à l'export s'est accentué avec une ouverture sur de nouveaux territoires comme la Lybie ou le Mali. Ces dernières années ont été marquées par l'accroissement de nos réalisations en Algérie, en Géorgie ou au Gabon. Aujourd'hui, notre société consolide son ancrage à l'international tout en se redéployant sur le marché français. Travailler à l'export est dans notre culture", indique le Pd.g. Avant d'envoyer électriciens et ingénieurs dans des pays sensibles, Henri Coisne s'y rend. Une reconnaissance sur le terrain à laquelle il ne transige pas : "Pas question d'envoyer des salariés dans une région que je ne connais pas". Son expérience et ses voyages à travers le monde lui ont permis de se constituer un carnet de contacts utiles : "Pas de place à l'improvisation", précise-t-il. Avec un chiffre d'affaires en progression constante (15 millions € en 2010) et un effectif stabilisé autour d'une cinquantaine de salariés, Feljas et Masson, entreprise discrète, trace son sillon sans coup férir : "Nous n'avons pas été impactés par la crise car Feljas et Masson évolue en dehors des cycles économiques. A l'export, nous travaillons pour des pays en voie de développement, et sur le marché français, la loi sur l'eau incite nos principaux clients, que sont les collectivités, à s'équiper", explique Henri Coisne. Feljas et Masson achète tuyaux, coudes, moteurs. Certaines pièces sont usinées dans ses ateliers de chaudronnerie : "On propose du sur-mesure". Préparer puis expédier sur le chantier, l'entreprise procède au montage et la mise en service. Le carnet de commandes de l'entreprise lavalloise affiche complet. Le marché de l'eau à l'échelle du globe est incommensurable et plus encore pour les entreprises qui ne rechignent pas à travailler pour les pays émergents " où les choses sont un peu plus compliquées qu'ailleurs, mais pas tant que ça", assure Henri Coisne.
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