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LIBERTY, une orfévrerie « Entreprise du Patrimoine Vivant »

En mai 2005, Benoît de Grandmaison et son épouse rachètent Liberty, une orfèvrerie artisanale en difficulté.

Son activité est transférée à Saint-Fort en août 2008, puis l’année suivante, Liberty obtient le label « Entreprise du Patrimoine Vivant ».

Vingt années passées dans l’industrie, dont dix chez un leader mondial du pétrole, voilà qui tranche singulièrement avec sa vie professionnelle actuelle. « L’opportunité de reprendre cette entreprise et de quitter la région parisienne où je travaillais pour venir en Mayenne m’ont poussé à franchir le pas », explique
Benoît de Grandmaison.
La première décision stratégique fut de quitter des locaux vétustes de Sablé-sur-Sarthe pour investir un outil de travail flambant neuf à Saint-Fort. « Je me suis mis en quête d’un local. Philippe Henry, maire de Château-Gontier et Conseil ler général, m’a donné une réponse positive quinze jours seulement après ma demande ». En août 2008, les sept salariés de l’entreprise quittent donc la Sarthe pour rejoindre la Mayenne.
L’activité de Liberty s’exerce dans trois grands domaines : orfèvrerie de baptême et de naissance, « nous fabriquons 3 000 timbales chaque année », les couverts et l’orfèvrerie de table et décorative (chandelier, bougeoir, vase, coupe…). « Outre la fabrication, nous pratiquons la restauration de toutes pièces et la gravure sur demande », précise le directeur. Horlogers, bijoutiers, joaillers, orfèvres sont les principaux clients de Liberty, laquelle s’appuie également sur le réseau des arts de la table.
Quand le client ou le visiteur franchit le seuil de l’entreprise, il découvre un showroom où sont pré sentées les pièces. « Du showroom, ouvert sur l’atelier via de grandes baies vitrées, le client peut apprécier le travail des ouvriers. Il était important d’afficher notre savoir-faire », indique Benoît de Grandmaison. Liberty travaille essentiellement deux métaux : le laiton sur lequel on plaque de l’argent (métal argenté) et l’argent massif (premier titre soit 925 grammes d’argent dans un kilo de métal). L’entreprise assure toutes les phases de fabrication. « D’abord, la mise en forme (repoussage, emboutissage), la décoration(ciseaux, molette, guillochage), et l’assemblage. Puis, le polissage pour rendre l’objet dépourvu de défaut de surface et enfin, l’argenture par électrolyse ». Il faut une matinée de travail et le savoir-faire de cinq ouvriers pour façonner un seau à champagne.
Liberty est la dernière orfèvrerie française à pratiquer le guillochage ou l’art d’orner les objets de motifs gravés. Une particularité qui n’est sans doute pas étrangère dans l’obtention du label « Entreprise du Patrimoine Vivant », une recon naissance pour ces métiers d’art en voie de disparition. Benoît de Grandmaison a pour objectif de gagner des marchés à l’étranger. La Russie, les anciens états indépendants ( CEI), les Émirats Arabes Unis et les États-Unis ) sont dans la ligne de mire. « Nos marchés à l’export nous ont permis en 2009 de garder la tête hors de l’eau. Il faut persévérer dans cette voie »

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